Affichage des articles dont le libellé est A5 - Introspection workshop. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est A5 - Introspection workshop. Afficher tous les articles

mardi 9 janvier 2018

A5 - Introspection Workshop - Marie

Article Blog DFS 2017-2018


Introspection Finale

Ce workshop nous a permis de découvrir les élèves de l'atelier d'une autre manière qu'à l'école. Le fait de vivre tous ensemble, la découverte et le loisir, ont tissés d'autres liens que ceux "classiques" d'élèves à élèves. Nous avons passer de réel moment de collaboration et de forte cohésion, bien que certains passages furent plus compliqués que d'autres. Le temps du soir, où tout le monde partage ses découvertes et ses recherches de la journée était très constructif. Il y a avait une véritable liberté de ton/présentation ce qui a permis de ne pas censurer/omettre certaines infos qui seraient passer à la trappe autrement. Faire une présentation, regrouper et à réfléchir presque immédiatement sur les connaissances trouvées. En plus du coté didactique, cela créait une ambiance et permettait tisser des liens entre groupes. La gestion d'un grand groupe de personnes était intéressante. Les horaires, les dépenses... L'autogestion était un exercice car elle demandait l'initiative de chacun . Et l'Air de la nature, la forêt … quel bonheur ! Se déconnecter aussi


Marie

Introspection Workshop



Introspection






Après de nombreuses recherches et lectures autour de la thématique de l’eau, les professeurs décident d’organiser un voyage à Chevetogne. Le but étant d’explorer, d’expérimenter et de partager les observations en rapport à nos dispositifs.


Tout le monde s’organise et se prépare donc à cette semaine peu ordinaire. Au bout d’une heure de co-voiturage, les élèves commencent à arriver. C’est la découverte du cadre et le départ pour une nouvelle réflexion sur la récolte de l’eau. En effet, la plupart des projets étaient conçus pour être fonctionnels dans les climats tropicaux voir aride. Ce qui ne correspond que très peu au climat observé cette semaine là dans une foret dense de Belgique.


Le premier jour était essentiellement voué à la préparation du matériel et du ciment afin de pouvoir s’y mettre au plus vite. Une fois le ciment coulé, il a fallu aller chercher les courses car je faisais partie du groupe qui avait la tâche de cuisiner pour les premiers repas.
Dés le premier soir une sorte de routine s’est mise en place. Une grande communion regroupant l’ensemble des élèves autour d’un feu de camp pour réchauffer les mains et les coeurs. C’est le moment de la journée où les personnes se montrent sous un nouveau visage, un aspect moins impersonnel et sans doute plus humain.
Les jours suivant nous ont permis d’expérimenter les bétons et de le travailler sous différents aspects. Ces tentatives ont souvent résultés en échec (fissures, morceaux,….) ce qui nous à fortement challenger sur la conception du moule pour notre dispositif. Au final, c’est notre dernier moule qui s’est avéré être le plus solide et correspondant le mieux à notre forme.
Au final, avec les différents travaux demandés (en équipe de 2 ou 4) j’ai beaucoup appris dans de nombreux domaines qui jusqu’alors m’étaient inconnus ou presque. L’aspect survie en terrain inconnu m’a permis de regarder d’un oeil plus critique les éléments qui “naïvement”  me paraissaient acquis. Lorsque l’on cherche, on a pas le même regarde que lorsque l’on contemple.



Ce voyage, c’était une semaine de recherches et d’enrichissement personnel mais c’était aussi une semaine de découverte social avec les habitants de l’atelier. Ces 7 jours qui ont été un rapprochement considérable avec l’ensemble des membres “DFSien”, autant avec les élèves que les professeurs. Ce rapprochement est pour ma part une expérience que j’ai considéré comme un boost pour l’atelier et me donne envie de m’y investir plus sérieusement.

vendredi 5 janvier 2018

A5 - Introspection Workshop - Arnaud

Article Blog DFS 2017-2018


Introspection Workshop Chevetogne


Cette semaine à Chevetogne m'a permis, et à mon groupe aussi je pense, d'avoir un premier réel contact avec l'eau sur le terrain. L'eau sur le domaine ne manquait pas ! Elle y était présente sous plusieurs formes. Chaque formes d'eau demandant peut-être un certain moyen pour la capter. On a pu également y redécouvrir comment la nature s'y prenait pour capter l'eau notamment avec la mousse et ses formes si particulières.

Dans le groupe, nous avons directement choisit de visiter le site pour prendre contact avec le terrain. Le soir, ensuite, nous avons discuté et esquissé des moyens pour récupérer l'eau et la rendre potable. Chacun donnant un regard souvent complémentaire et un avis différent sur la ou les meilleures méthodes pour utiliser cette eau. Même les avis différents suscitaient un débat et une recherche qui permettait de vérifier ou non une théorie, complétant ainsi notre spectre de connaissances sur le sujet. Il est même difficile de se souvenir de l'état de nos connaissances/pré-conceptions sur l'eau et sa physique.

Étant dans le scénario cataclysme proposé par les professeurs de l'atelier, nous devions nous fournir en eau potable avec les moyens du bord. Nous n'avions que les objets présents dans le gîte et ce que nous avions amené pour y passer la semaine, c'est à dire : des produits d'entretiens, des conserves alimentaires de plusieurs tailles, des cannettes de soda, des bouteilles en plastique, etc. Notre Bear Grylls intérieur s'est réveillé en laissant de coter les limitations de la vie urbaine.

J'ai trouvé intéressants les moments que nous avons passés tous ensemble. Cela nous a permis de prendre contact avec les gens autrement. L'expérience d'un groupe autogéré fut instructive malgré les quelques problèmes rencontrés. La dynamique de présentation du soir était quelque chose essentielle à la bonne diffusion du savoir de chacun. Sans trop de filtres, les gens nous résumaient leurs trouvailles de la journée. 



vendredi 17 novembre 2017

Introspection Chevetogne par Geoffrey Boen


« Nous allons partir à Chevetogne » nous annoncèrent nos professeurs. "Ça doit être une blague, vu son ton" me suis-je dis. « On va chasser » rajoutèrent-ils. C’était donc bien une blague mais dix minutes plus tard, je me vois désigné par l’atelier le rôle de trésorier de la semaine. Ils ne rigolaient donc pas. Nous allons donc aller à Chevetogne, un domaine perdu dans la province de Namur pour effectuer un stage de survie et tester nos prototypes sur le terrain.

J’étais un peu sceptique à l’idée de ce voyage. J'estimais que tester nos « inventions » ne nécessiterait pas autant de temps sur place. De plus, nous avions peu d’informations concernant le déroulement de cette semaine de projet mais je n’avais pas trop de temps pour réfléchir à ces questions. Il fallait que j’établisse un bilan provisoire des coûts de la semaine et que je prépare la gestion des repas dès la semaine suivante.

Ce n’est que le week-end avant de partir que j’ai remarqué que j'étais complètement perdu quand j’ai commencé à charger ma voiture d’outils, de cartons, de colle, de ciseaux, de pâte à bois, d’équerres, etc. Tout ce que je trouvais chez moi devenait important. Cela en devenait même absurde car j'en suis même arrivé à oublier des choses simples, par exemple, un essuie de bain…

Après la présentation du déroulement de la semaine sur le site, j’y ai vu plus clair. Les journées se divisaient en trois parties:

  • le matin, nous travaillons sur nos expérimentations Low Tech,
  • l’après-midi, on était plongés dans un scénario survie: il n’y a plus d’eau potable comment faire pour récupérer de l’eau ?
  • le soir, nous faisions un débriefing par groupe sous la forme d’un compte rendu de la journée

Cette organisation m’a permis de comprendre l’importance des tours de tables qui permettent de partager ses expériences personnelles et d’avoir différents retours et points de vue grâce aux interactions qui ont lieu à ces tables.


Le fait que nous soyons isolés de tout, nous a permis de vraiment nous plonger sur la problématique de l’eau. Nous nous trouvions dans un domaine où l’eau était présente en abondance à la fois sur le site (lac, cours d’eau, rivière, cascade) mais aussi de part le climat humide. Le premier jour, nous avons trouvé beaucoup d’eau sur les plantes grâce la rosée et ensuite, les reste des jours, grâce à la pluie. Malgré cette surabondance d’eau, nous n’avons pas réussi à récupérer de l’eau potable. C’est là que j’ai pris conscience de la difficulté du sujet abordé par l’option DFS cette année.
Je ne pense pas que cela soit mauvais que nous n’ayons pas réussi à faire quelque chose de concret. Cela nous a permis de prendre du recul.

En plus de cela, d'un coté plus personnel, le fait d’enlever le manteau de l’architecte était une difficulté. Nous avons été formés tout au long de notre parcours universitaire pour réfléchir de cette manière. Nous produisons des formes et avons un regard esthétique sur l’objet produit. Je pense que ce voyage nous a permis de faire abstraction sur cette recherche de forme et de nous poser les bonnes questions. Cela nous a permis d’organiser nos recherches de façon plus cohérente et pertinente en décortiquant les phénomènes apparaissant dans nos projet low tech.

Pour conclure, ce voyage a été riche d'expériences personnelles et collectives. Nous avons pu apprendre à nous connaitre, à échanger, à former un groupe et ce, grâce aux soirs au coin du feu, aux soirées jeux de société, aux azimuts à travers bois, aux récoltes de bois en groupe, à l’entraide pour les projets, … Tout cela n’aura pas été vain. Mes deux seuls regrets sont que ce voyage n'ai pas eu lieu plus tôt et qu'il n'ai pas été plus long. La dynamique de travail en aurait surement été amméliorée aussi bien au niveau de l’ambiance dans l’atelier que dans les échanges entre les étudiants.

jeudi 16 novembre 2017

Introspection


Avant d’entamer notre voyage à Chevetogne, j’étais curieuse d’en apprendre plus sur ce lieu. Ma colocataire m’a parlé de cet endroit avec enthousiasme car elle s’y rend de temps en temps. J’ai découvert que c’était un parc de loisir, avec une atmosphère plutôt familiale et j’ai donc eu dû mal, dans un premier temps, à m’imaginer le lien avec notre projet et surtout comment allait se passer notre semaine.

Nous sommes arrivés lundi en voiture. Après s’être égaré à l’entrée principale, on nous indique le chemin de notre logement qui est en réalité assez excentré du domaine, au bord de la forêt.
Cette forêt fut un élément essentiel du séjour puisque nous y passions nos après-midi à la recherche de dispositifs de suivie. Le premier jour, nous avons eu une approche d’observation. On arpente le domaine, en se donnant comme premier objectif d’aller à « la mine d’or », mais même à l’aide du tractopelle, je n’ai pas trouvé d’or. En continuant notre route, nous avons vu un lac, des plaines de jeux, une air de barbecue et des chalets. Pendant notre présentation le soir même, on a réalisé que le
fils conducteur de l’eau nous a échappé, nous avons eu un regard trop global lors de notre expédition.
Les jours suivants en seront autrement et notre état d’esprit lors de nos sorties sera complètement dirigé par la recherche de l’eau potable. D’abord, nous avons récupéré l’eau par des moyens spontanés : c’est à dire récupérer le dépôt de rosé sur l’herbe, sur les feuilles, ou l’extraire de la mousse. Les derniers jours, nous avons conçu des dispositif plus élaborés, plus réfléchit : en utilisant des déchets comme récipient, en faisant un feux afin d’assainir l’eau et en créant un filtre avec des éléments de la vie quotidienne comme un tampon.
Au fur et à mesure des jours, nous avons progressivement acquis une aisance et évolués, à l’image de chasseurs-cueilleurs devenant sédentaires.

Tous les jours, la matinée était consacrée au projet du semestre. travaillant dessus depuis plusieurs semaines maintenant, nous avons déjà définit notre thème qui est la capture de la rosée.
Avec mon binôme, nous avions préparé un prototype préalablement construit afin de le tester à Chevetogne. Une fois sur place, nous avons créé de nouveaux prototypes afin de multiplier nos observations et conclusions. Les résultats ont tous été décevants mais pour des raisons différentes. Nous avons donc pu comparer ces multiples échecs entre eux et finalement en tirer des conclusions.
Nous avons finalement compris des mécanismes et des phénomènes qui manquaient à notre réflexion.
Nous sommes cependant encore loin d’obtenir des résultats satisfaisants. A présent, nous continuons nos expériences en sachant que nous avons pris plus d’aisance avec ce sujet et avec le sentiment d’avoir franchi une étape.


Cette semaine aura été bénéfique. Nous avons pu nous concentrer sur le projet par cette situation unique. Cela aurait été certainement moins immersif de venir à Flagey toute le semaine. Aussi, on verra probablement, dans les séances à venir, un atelier plus interactif et plus soudé grâce à la cohésion que nous avons développé à Chevetogne.

Introspection sur la semaine à Chevetogne

Pour cette semaine à Chevetogne, je pense qu’il y a différentes choses qui se sont développées: d’abord le groupe de l’atelier, on a jamais autant échangé que cette semaine, ensuite nos connaissances sur l’eau dans la nature et la réflexion sur nos prototypes. Je pense qu’on a aussi pris conscience du fait qu’on ne connaissait pas assez de choses sur l’eau (ou sur la physique basique) pour se débrouiller et « faire » de l’eau potable.

Je trouve qu’il a été difficile de se mettre dans la situation de survie qui nous occupait l’après-midi, peut-être parce que nous n’étions pas réellement dans le besoin d’eau. Ainsi, le premier jour, nous nous sommes contentés de visiter le domaine, d’observer les canalisations de la mine, sans y poser un réel regard de « Je n’ai pas d’eau potable, il faut que j’en trouve ». Mais une fois qu’on a réussi à se mettre dans le bain, les idées ont tout de suite commencé à se développer. Chacun venait amener ses idées, connaissances,… et nous avons commencé à nous questionner:
• mousse = éponge ? donc dans un milieu humide elles doivent contenir de l’eau ? est-ce-qu’on peut prélever cette eau ? est-ce-qu’on pourrait éventuellement la boire?
• un ruisseau ? donc une source, et si on remontait le ruisseau jusqu’à la source ? ou en tout cas jusqu’à un point où l’eau a l’air moins sale ? comment pourrait-on rendre cette eau potable ?
• la sève des arbres ? on peut la boire ? pour tous les arbres ? comment pourrait-on la récolter ?
• la rosée partout visible dans le domaine certains jours, comment pourrait-on la récolter ?
• …
Au plus on se promène, au plus les idées fusent et chacun explique ce qu’il en pense, on cherche, on teste, ce n’est pas toujours très concluant mais on a au moins l’impression d’essayer.
Plus tard, nous essayons également de reprendre les principes de nos prototypes, un distillateur avec des cannettes vides et un feu, un filtre avec un tampon,…
Côté survie donc, beaucoup d’essais sont faits et même si nous n’avons pas réussi à produire de l’eau potable j’ai l’impression qu’on a beaucoup appris.

Du côté des projets par contre, ça se corse. Je pense que d’une part les conditions climatiques n’étaient pas optimales pour tous les prototypes et que d’autre part on s’est rendu compte qu’on n’avait pas vraiment tout compris. Cette semaine nous a appris à quel point on n’était pas prêt à développer un prototype pour avoir de l’eau potable. Comme nous manquons de connaissances en physique, des bêtes trucs ont rendu impossible le fonctionnement de notre prototype, le mardi et le mercredi ont été particulièrement rudes à ce niveau là pour moi. On en a encore parlé cette semaine en atelier, on a pu voir cela comme des échecs et c’est comme ça que je l’ai perçu sur le coups. Maintenant, après avoir réfléchi, je pense que ces « échecs » étaient essentiels puisque maintenant on a admis qu’on ne savait rien (je caricature) et on peut donc chercher à combler ce manque de connaissance.
Notre prototype, par exemple, doit fonctionner selon le principe d’une serre, le projet de référence est posé sur le sol et il fonctionne. En voulant nous l’approprier, nous l’avons détaché du sol pour pouvoir faciliter son entretien et sa mise en oeuvre (de manière à ne pas avoir des canalisations, ou cuves enterrées dans le sol). Malheureusement, une serre ne fonctionne pas vraiment sans un matériau pour emmagasiner et rediffuser la chaleur et, en détachant l’objet du sol, nous lui avons enlevé ce matériau, il ne pouvait donc pas fonctionner. Mais cela nous a permis de rebondir et nous cherchons maintenant quels types de matériaux pourraient faire fonctionner notre serre, si on décidait de ne pas la poser sur le sol.

De manière générale, je dois bien avouer que je n’étais pas a priori très emballée par l’idée d’une semaine de vie en communauté, mais j’ai été agréablement surprise par tout ce que cette semaine a permis. Je trouve que cette communauté a permis de développer beaucoup de choses, qu’on a enfin réussi à partager et à échanger tous ensemble. De vrais liens ont pu se créer au sein de l’atelier, on est maintenant plus au courant des projets de chaque groupe. La semaine a permis de développer nos projets, ou en tout cas la réflexion sur nos projets puisque les conditions climatiques n’étaient pas optimales et qu’on manquait de matériel (de machines?).

Introspection Voyage Universitaire Chevetogne


Quand Victor et Denis nous ont informé d'un voyage (de chasse à l'étudiant) en plein milieu du domaine de Chevetogne, de nombreuses questions sur ce que nous allions faire là-bas, comment notre projet allait pouvoir évoluer dans un tel milieu ? Comment la vie en communauté allait-elle se passer avec des personnes dont, pour la plupart, la connaissance l'un de l'autre n'était que superficielle ou du regard ? Tant de question pour un voyage de 96 heures.

H-12, tout en préparant mes bagages pour Chevetogne, je continuais de lire le mail de Denis sur Facebook où il précisait  qu'il fallait prendre tous les outils dont notre imagination de jeune architecte avait besoin. C'est à ce moment que j'ai commencé à faire de la place dans ma valise pour prendre plus de matériel. J'ai troqué une paire de chaussette pour une vielle scie, deux t-shirt pour une perceuse et ainsi de suite. Cet avertissement m'a tellement perturbé, car je ne savais pas ce dont j'allais avoir besoin, que bientôt plus de la moitié de mon coffre était remplie de matos en tout genre. Et je devais encore mettre mes bagages à moi plus ceux de 3 autres personnes...

H-1, en récupérant mes trois collègues et après un Master Tetris avec tous les bagages, sacs de couchage et matériel en tout genre, je me suis vite rendu compte que la plupart d'entre nous étions dans le flou total. On savait qu'on allait travailler cinq jours et qu'on allait débloquer ou avancer sur notre projet. Mais comment ? 

H, après avoir écouté le petit speech de bienvenue et l'organisation pour la nourriture (qui ma foi, à super bien fonctionné), on n'a malheureusement pas pu, comme pour la plupart, déjà faire une découverte du lieu, car les estomacs de certains, dont le mien, criaient famine. C'est pourquoi on s'est dirigé vers Ciney pour manger "une frite". C'est d'ailleurs en roulant sur ce genre de petite route de campagne, assez dégagée, qu'on remarque toute l'humidité ambiante qui nous entoure surtout une fois que la nuit est tombée. 

H+10, après un premier feedback et un bon dîner convivial, on s'est tous retrouvés autour d'un feu. Et je pense qu'un feu avec une bière est fédérateur dans un groupe comme le nôtre. Tout le long du voyage nous avons fait des feus le soir pour se retrouver et parler de notre journée ou tout simplement pour se changer les idées. Mais cela a surtout permis de mettre des prénoms et des personnalités sur des visages et de tisser des liens entre des personnes qui ne se connaissaient pas réellement. 

H+30, la confrontation avec le terrain et cette atmosphère chargée d'humidité était bien plus rude que ce que je ne pensais. Nous avons installé notre premier prototype avec un scepticisme certain sur sa réelle capacité à récolter de l'eau. C'était un choc de se rendre compte après exploration du site de la quantité d'eau qu'il y avait autour de nous: dans l'air, dans les cours d'eau (mais non potable), et surtout, sur toutes les surfaces (l'herbe par exemple) où la condensation du matin était restée jusqu'au soir sans sourciller.
(J'ai aussi appris avec Valery à enlever le siphon d'un lavabo...)   

H+40, c'est à ce moment là que la dure réalité m'a frappée: faire de l'eau ce n'est pas si facile. Ce n'est pas comme dans les émissions à la "Man VS Wild" ou autre où il suffit de faire un trou avec une bâche et un caillou pour avoir une ressource d'eau potable. Tout le prototype qu'on avait au préalable  préparé en atelier n'était qu'un échec: pas une goutte. Le seul point positif c'est qu'il y avait un flux d'air. On s'est alors demandé si ce n'était pas un problème d'échelle et on s'est attelé à produire (malheureusement) pour produire. On a donc fait le prototype mais à une échelle humaine avec pour seul matériel: la nature et cinq sacs poubelles comme Bear Grylls.

H+50, le prototype fini, j'étais loin d'être convaincu. Le prototype avait peu d'allure et l'idée qu'il puisse avoir la capacité de produire de l'eau avait été fortement ébranlée dans ma tête.

H+60, on a revu notre prototype 2 et comme préssenti ce fut un gros échec. Mais après cet échec, nous avons eu une discussion très intéressante avec Victor et Denis. Avec, Victor nous avons abordé  notre capacité à ouvrir notre esprit et sortir de notre esprit de production pour produire à la manière de l'architecte. Et avec Denis, nous avons abordé ce nœud qu'est le théorème de Bernoulli. En effet, il nous a permis de nous rendre compte que l'effet Venturi n'allait pas du tout refroidir l'air assez vite que pour avoir condensation. Mais je suis plutôt du genre optimiste et je me suis dit qu'on avait déjà trouvé une solution possible au tirage de l'air et qu'il ne restait qu'à trouver de la matière à développer. 

H+70, il s'en est ensuite suivi une organisation menées par 6 personnes, qui ne se connaissaient pas spécialement en début de semaine mais que les feus avaient réunis, pour le repas du soir et pour vider l’entièreté des restes de la semaine. Et encore une fois, j'ai été frappé par la réalité, frappé par cette organisation qu'il faut pour nourrir 30 personnes, frappé par la tonne de nourriture que 30 personnes laissent derrières elles après une semaines ensemble et cette envie de faire plaisir à tout le monde.

H+80, c'était le moment d'un dernier feu, tous réunis autour de celui. Un feu qu'on avait réussi à faire dès le premier soir alors que l'eau, en une semaine, on n'avait pas réussi. Ce soir là, il y a même eu 2/3 gouttes de pluie comme dernier narguage de mère nature devant notre échec. Mais rien n'allait gâcher l'ambiance de cette soirée où 30 inconnus 96H plus tôt étaientt devenus 30 amis...

H+96, l'heure du départ fut à l'image du voyage, collectif avec une bonne ambiance, jusqu'à la distribution des restes. C'était déjà l'heure du départ, quitter un endroit hors du temps, ou tout est en suspend même l'eau dans l'air. 

Introspection

Introspection

L'eau, et plus précisément l'accès à une eau potable est un des défis majeurs de la société actuelle. Dans nos pays son accès se retrouve facilité par différents moyens techniques et technologiques, mais quand est-il des pays du "Global South"? Dans ces pays, l'accès à l'eau n'est pas chose aisée, et quand bien même, la question de la qualité de l'eau reste primordiale. 
Cette année, l'atelier de DFS a décidé d'axer son cours sur cette problématique et de travailler tous ensemble, non pas une résolution mais à différentes pistes possibles pour y répondre. Pour ce faire l'atelier met en place différents dispositifs, comme des tables de conversations où les recherches sont mises en commun, une possibilité de travailler et d'avoir différents points de vue par la multiplicité des acteurs (Architectes, Physiciens, Bricoleurs,...) ainsi qu'établir des échanges entre chacun. 
Un des outils mit en place, est un voyage, où les recherches habituellement intellectuelles effectuées via internet sont remplacées par un apprentissage plus tactile et effectué de manière plus empirique.

Déroulement du voyage:

Départ le 6 novembre 2017, étudiants et encadrants se retrouvent début d'après-midi sur place, devant le chalet dans lequel nous nous apprêtons à passer près d'une semaine ensemble.
Très vite une réunion est fixée, et se met en place une organisation et des règles internes au groupe. Une fois la rapide réunion effectuée, chacun part de son coté, des groupes se forment, certains entamerons une première visite des lieux, d'autres font les courses. (Merci pour les bières)
Cette première visite nous permet de nous familiariser avec les lieux, de nous poser quelques petites questions sur les environs et même de jouer dans une mine d'or! De vrais gosses...
En fin de journée, chaque soir, un débriefing de la journée est effectué par chaque groupe sous forme de compte-rendu, sauf un groupe qui fait à manger et qui en est donc exempté! 
Le même emploi du temps sera réutilisé chaque jour, avec le matin, un travail sur les projets en binôme, l'après midi, un projet propre à notre voyage à Chevetogne, et le soir, un compte rendu de la journée. 
D'un point de vue plus subjectif et personnel, j'ai adoré. 
Certes le fait de travailler dans un contexte différent, et faire un travail de terrain était vraiment agréable, et m'a permis de me poser des questions différentes des questions habituelles, de me positionner dans un mode de recherche différent du système habituel et surtout à faire avec les matériaux à disposition sur place, et pas d'après une liste de course préétablie. Ce fut donc un très bon point! Evidemment la vie en communauté ne permet pas toute les habitudes et une intimité quasi nulle! Mais c'était loin d'être dérangeant, surtout sur une période aussi courte! Et au contraire, le fait de vivre constamment ensemble à fait naitre ce que je trouve personnellement le plus important. 
La synergie. Le vivre ensemble, le "travailler ensemble" à fait naitre une atmosphère plus qu'agréable. 
J'ai rencontré des gens géniaux, que je ne connaissais que très peu, et je pense que sans ce voyage, ces gens seraient restés des quidams. Même les "à-priori" que nous avons tous sont tombés, certaines personnes que je connaissais très peu, ce sont en fait révélées être des gens plus que sympas! 
La prise de parole en public n'est pas aisée pour moi, mais je pense que le fait de connaître les gens et d'avoir pu interagir avec tout le monde a effacé cette "peur". Je pense que le voyage a permis à tout le monde de se situer au sein de l'atelier, de se trouver une place, ce qui va permettre de faciliter les connections entre chacun. Ou en tout cas, c'est comme ça que personnellement je le ressens.
Le travail, oui!
Mais les feux de camps et la petite bière qui va avec, la clope dans le froid, l'azimut à travers la forêt, et même la surprise dans l'évier (merci pour les bières), c'est ca aussi la vie en communauté. Et c'est surtout ça qui forge un groupe.
Merci à tous!

Introspection Chevetogne

La semaine à Chevetogne m'a permis de me poser plus de questions par rapport à mon projet et notamment par rapport aux phénomènes physiques. Pour notre prototype nous n'avions pas pris en considération certains détails importants et l'expérience n'avait pas marché mais grâce à cela nous comprenons désormais mieux le système et nous savons ce qu'il faut faire et ne pas faire pour qu'il fonctionne.

De plus, c'était une semaine de recherche très intense par rapport aux différents moyen de récolter l'eau car chaque groupe avait des systèmes très variés et donc on baignait dans le savoir et la curiosité car on pouvait apercevoir des prototypes de tous les côtés. Toutes ces recherches peuvent également nous servir pour notre propre projet car si on se pose une question il y a de fortes chances qu'une autre personne a déjà travaillé dessus et puisse nous répondre. Aussi, le fait d'avoir dû faire des expériences dans la nature avec quasiment pas de matériel nous a poussé à réfléchir beaucoup plus et aussi de voir qu'on ne purifie pas de l'eau aussi facilement!

Seulement, le point frustrant de ce séjour était le manque de matériel car il était très difficile de rebondir après avoir fait son premier prototype alors qu'avec un accès à des machines ou des matériaux nous aurions pu continuer à avancer plus efficacement.

Par ailleurs j'ai trouvé qu'il y avait une très bonne ambiance et tout le monde s'entendait plutôt bien. J'étais impressionné aussi par l'organisation car nous arrivions à mélanger travail, recherches et amusement et chaque groupe de cuisine se donnait à fond. Cela a permis je pense de rapprocher les gens de l'atelier mais j'aurais aussi voulu avoir des moments pour être un peu seul pour respirer un peu.

Introspection workshop : Chevetogne

Partir une semaine entière dans le domaine provincial de Chevetogne afin de travailler sur notre projet d’atelier. Voilà une idée bien saugrenue, proposée par nos professeurs d’atelier à l’occasion de le « semaine projet » propre à la Faculté d’Architecture de l’ULB La Cambre Horta.

Si c’est avec une certaine appréhension que j’ai pris part à cette initiative j’ai rapidement changé d’avis concernant cette expérience.

En effet, la solitude est d’après moi un excellent moyen de réaliser de grande chose. Seul, loin des vicissitudes du quotidien, nous prenons la peine de nous écouter pleinement. Faire le vide autour de soi offre la possibilité de répondre à pas mal de questions. De plus, évoluer dans la nature, seul ou en groupe n’a pas le même impact sur notre manière d’agir et de penser. Dans ce cadre particulier nous allons plutôt laisser place à l’imagination en mettant de côté nos repères habituels. On finit par se libérer complètement du connu, pour s’imprégner de l’atmosphère ambiante, offrant ainsi de belles capacités d’évolution pour toutes nos réflexions.

D’autres part, livrés à nous même en pleine nature, nous sommes contraint d’explorer cet environnement alors inconnu. Explorer, c’est briser les barrières qui nous entourent. C’est aller plus loin que nos connaissances théoriques, c’est casser la routine pour se focaliser sur ce moment présent. Durant cette expérience, j’ai eu le sentiment d’être privilégie, en vivant des choses uniques. Ce qui est en total opposition avec le confort citadin que nous connaissons. Ce confort qui nous pousse au cloisonnement entre des murs ou derrière un écran. La nature est d’une richesse sans fin, on apprend sans cesse en observant, nous devons à tout prix nous affranchir de cette sublime nature.

C’est avec une belle dose d’énergie que nous avons pu tous ensembles, démontrer qu’avec des personnes déterminées, il est possible de réaliser des projets exigeants avec peu de moyen, en partant de rien.

Sur le plan humain, ce voyage fut également l’occasion de générer une véritable dynamique d’atelier, animée par une belle énergie commune. En découle un magnifique partage, de belles rencontres et de chouettes souvenirs.


Chevetogne Personal Introspection

My exerience in Chevetogne

After this last week in Chevetogne I’ve had the opportunity to think about the significant things I’ve learned and the way they’ve made me change my mind in relation with my working methods.

This is the point of view of an Erasmus student, this means that things are quite new for me, I’m still adapting myself to a new culture, new places and new working systems.



The day we arrived was useful to have our first contact with the surroundings and truly believe that we were going to spend 5 days there because that was a kind of a strange idea. Some questions came to my mind such as “Why did they choose this place?” or “How could this help me to develop my device better?”.

Little by little I started to understand what this experience was providing me in terms of learning and personal development.
Chevetogne looked different to anything I’ve seen before, since I’m not used to very wet, rainy and lush vegetation environments. This place has made me see that water cannot only be a problem of shortage, but also a problem of purity and accessibility.



Our morning sessions allowed us to focus on our devices and test them in a real context. One of the most important things in my opinion was that we’ve been able to discover our classmate’s devices, ask them to explain them, explain our own and share opinions.



Me and my parter, Esteban, found that our device wasn’t really useful with cloudy weather so that made us think more deeply about ways of increasing sun-rays and therefore the efficiency. This also made us think about the limitations of our system and the things we were able to modify.




In the afternoon, we explored the forest and the lakes and found a lot of interesting things, besides, by sharing every night our experiences, findings and conclusions made our daily work even more enriching. We were able to learn from one another, discuss our problems about our devices and try to find some solutions.
This has been the first time I’ve made a travel like this, being all together at the same house has been such an experience and has really helped me to get to know better my classmates, which has also made me improve my French level a bit.
I’ve discovered the difficulties of organising big groups and put my best skills to be helpful to the test, specially in the kitchen.



As a conclusion, I’d say that with this atelier and this week in Chevetogne I’ve learned that the process to develop something is not a straight line, it’s a combination of steps forwards and backwards. We don’t have to put so much pressure on us if we see our project isn’t progressing the way we want, sometimes is better to know when to stop and take a step backwards in order to follow a good path.
I’ve really enjoyed this week of new experiences and to share it with my classmates and professors.
Introspection personnelle DFS - Semaine à Chevetogne


Voici une bien étrange proposition de voyage d’étude qui nous a été proposé dans le cadre de l’atelier DFS, partir une semaine au milieu de nulle-part afin de faire un « stage de survie » et tester nos expériences sur le terrain. La première impression, arrivée sur place, a été pour nombreux d’entre nous de se demander « Mais, qu’est-ce qu’on est venu faire ici ? ».

Très rapidement nous nous sommes installés. Après avoir entamé le pitch de la semaine, géré la gestion du domicile (lits, nourriture, nettoyage, horaires) nous nous sommes attelés aux premières observations du lieu et petit à petit appréhendé notre nouvel environnement. A ma grande surprise, la question initiale s’est rapidement transformée en « Mais, qu’est-ce qu’on peut faire avec ça ? et ceci ? et cela ? » et je me suis laissé entrainer au jeu de la survie et recherché les premières pistes intéressantes avec mon binôme.

Le séjour, d’une semaine, s’est avéré à mon sens plus court qu’il n’en avait l’air, le calme et le silence de la campagne altèrent ma notion du temps. On se sent plus calme, reposé, tranquille. Dans cette tranquillité, on prend plus de temps de regarder autour de nous afin d’observer ce qu’il se passe, d’appréhender son environnement, de mieux réfléchir à nos projets personnels et aux projets de groupe en prenant du recul, un calme de travail pratiquement impossible à obtenir dans la ville ou tout veut aller au plus vite.



Durant ce séjour à Chevetogne nous nous sommes confrontés à la dure réalité du terrain, les suppositions que nous avons établi en atelier se sont avérés incomplètes, insuffisantes et inefficaces, nos projets personnels se sont soldés par des échecs lors de nos expérimentations. Est-ce mauvais ? je ne le pense pas, faire un pas en arrière permet de mieux rebondir et de pouvoir en faire deux en avant à nouveau.

La difficulté selon moi était de sortir du rôle de l’architecte auquel nous somme tous habitués et penser d’une manière différente pour développer nos projets respectifs. Ce pourquoi ce voyage à été enrichissant, il nous a confronté à une nouvelle vision de la réalité des choses in situ et nous permet de mieux revenir dans nos pas afin d’avancer avec plus d’intelligibilité et de pertinence dans nos recherches et plus de cohérence dans nos propos. Nos projets, selon moi, recherchaient très peu à décortiquer le phénomène physique qui se cache derrière l’idée que nous voulions exploiter, les lacunes de connaissance dans le domaine deviennent évidentes. Maintenant, je suppose, nous sommes d’avantage capables de faire abstraction de notre perpétuelle recherche des formes et de réfléchir plus dans l’utilité d’un objet, son fonctionnement, son efficacité et la mécanique qui se cache derrière, afin de construire un prototype viable de projet.


Socialement, ce voyage a également permis d’avoir une meilleure ambiance et cohésion entre nous en atelier. Les balades à se perdre dans les bois, faire des feux de camp pratiquement tous les soirs, les jeux de société et l’organisation des repas ont vraiment été des moments particulièrement agréables. Il aurait été plus intéressant que ce voyage ait eu lieu plus tôt dans le quadrimestre afin de démarrer l’exercice directement dans cette ambiance et casser plus tôt le formatage que nous avons subi jusqu’à maintenant sur le fonctionnement d’un atelier dans une faculté d’architecture.


mercredi 15 novembre 2017

Introspection sur la semaine d’expérimentation à Chevetogne:

Introspection sur la semaine d’expérimentation à Chevetogne:

Pour cette semaine dans le domaine provincial de Chevetogne, je partais sans aucun a priori,...
Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, vu le peux d’information fournie sur le programme de la semaine.
De plus, une semaine me paraissait vraiment long pour simplement tester les différents prototypes que nous avions préparés.

Une fois arrivé dans le domaine, le cadre était très agréable. Nous étions en plein milieu de la campagne Wallonne. La maison forestière était isolée dans les bois.
Une fois rentré ce qui allait être notre logement collectif, la maison forestière semblait assez bien conçue, on a su vite prendre nos marques.
Vers le milieu de l’après-midi, nous sommes partis découvrir le domaine dans lequel nous allions faire nos expérimentations. Le domaine était très vaste et offrait plein de possibilité.


Un des facteurs qui était très important pour mon binôme et moi était le facteur météo, car nous avions besoin de soleil pour que notre prototypes fonctionne. Malheureusement, nous n’avons eu qu’une journée de ciel dégagé. Ce qui nous a laissé qu’une seul occasion pur récolter un maximum de données sur le fonctionnement de notre prototype. Cette journée d’expérimentation avec notre prototype nous à permis de découvrir de nouvelles pistes de recherches et nous a permis d’en écarter d’autre.
Malheureusement, la météo du reste de la semaine ne nous permettait pas de tester de nouvelles modifications sur notre prototype.


Nous pouvions donc travailler sur la deuxième thématique de la semaine d’expérimentation: la production/récolte d’eau (presque) potable avec des moyens que j’ai envie d’appeler "primitifs" (Contexte de crise technologique et mécanique {PLUS RIEN NE FONCTIONNE!!!!} ).
Malheureusement au final, je n’ai vraiment pas compris quel était l’intérêt de cet exercice. Je trouvais qu’il n’avait pas sa place dans notre thématique d’atelier dans lequel on est censé utiliser des technologies numériques pour nous aider à concevoir un prototypes «récolteur/producteur» d’eau. là on était complètement dans l'opposé.


Sinon en dehors de tout ça, ce petit voyage a, selon moi, vraiment permis aux membres de l’atelier de se rapprocher, d’échanger sur nos différentes expérimentations,... L’ambiance sur tout le séjour à toujours été très bonne malgré l’ événement mystère de la première nuit. L’organisation des repas était extrêmement bien géré. Ainsi que les petits rassemblement autour des feux la nuit.




Comme l’a dit Clémence, il est vrai qu’il manquait une pièce qui permettait de faire une division entre un espace de travail et un espace plus détente.
Un autre point qui serait à améliorer serait au niveau de l’organisation. Il aurait fallu que les professeurs nous expliquent plus dans quelle conditions nous allions nous trouver, dans quelle contexte ils voulaient qu’on travail (ce contexte de «survie). Parce que nous n’étions pas préparer au travail que l’on nous demandait. De ce fait nous manquions de matériel pour travailler avec un minimum de résultat.

Enfin ma conclusion est que cette semaine à permis une amélioration dans tout les domaines, du point de vue de nos prototypes et notre travail mais également dans les relations avec tous les membres de l’atelier.
Bonne expérience.

La survie en Wallonie



















LUNDI
Arrivée au domaine : après une heure de comparaison entre les milieux ruraux et urbains (nous les citadins), nous arrivons finalement au domaine de Chevetogne. Notre joie fut de courte durée lorsque la secrétaire nous indiqua que le-dit chalet se situait à 10km de là et que nous devions rebrousser chemin (parce que ,oui, nous avons TOUS été faire un tour dans le parc avant de découvrir la véritable route à suivre).

Nous voilà donc repartis. 

Enfin arrivés, pour de bon cette fois-ci, puisque nous apercevons nos collègues au loin, attendant devant cet élégant chalet (moi qui m’attendais à atterrir dans une cabane en bois).






14h00 : Nous patientons.

15h30 : Découverte du domaine. Premier arrêt la fameuse « mine d’or oubliée », gros retour en enfance pour certains et impressionnés par l’ensemble des systèmes de récoltes pour d’autres.

18h
.
.
.
19h
.
.
.
20h
.
.
.
21h
.
.
.
21h30 : MANGER (enfin) ! Pas accoutumés à l’heure espagnole, nous nous ruons tous sur les patatas.

A mon étonnement, une poignée d’entre nous propose de faire un feu et d’y boire quelques bières. Bonne initiative puisque cela restera la tradition des nuits à Chevetogne. 
Après quelques rires et échanges, on retourne se coucher en se demandant ce que le lendemain allait nous réserver…

MARDI
SURPRISE : du gel sur les voitures. Après quelques râles à propos de la température, nous voilà tous « mode travail : activé ». L’espace s’apparent vite une fourmilière où matériels, individus, idées fusent à travers la pièce. C’est en l’espace de ce qui m’a paru 5 minutes, qu’il est déjà 13h. Pause midi. Puis en route en quête d’eau potable. On dévale la vallée, sans vraiment savoir où on va… Arrêt photo autour d’une découverte.  On continue. Nous faisons alors la rencontre d’une rivière et nous posons la question : Si je voulais boire cette eau, qu’est ce que je ferai?
Réponse collective : Remontons à la source ! …. Sauf que la source n’est pas accessible, cependant nous découvrons un barrage naturel qui semble filtrer l’eau. Photo. Tout autour, on remarqua la présence de plein de mousses, et au toucher, celle-ci nous semble bien gorgée d’eau… Petite expérience : comment sortir l’eau contenue dans celle-ci? Par une pression de poignet, un filet impressionnant commence à sortir de cette mousse ! Vidéo. Nous continuons notre promenade lorsque quelqu’un fit remarquer que la sève contenue dans le bouleau était potable et contenait même des nutriments importants. Ainsi, nous nous mettons à recherche de cet arbre à la sève magique. YES, trouvé ! On s’attaque à ce pauvre arbre (RIP), lui arrachons une partie de l’écorce, sans résultat, échec. Poursuivons notre route lorsque tout d’un coup, quelque chose fit surface : une micro-forêt dans une forêt. Inception de forêt!  Parmi les grands troncs, se nichaient une vingtaine de jeune arbres envahis de mousses bien vertes. Le plus étonnant étant qu’elles s’arrêtaient toutes à la même hauteur. Photo. 








MERCREDI
« Mode travail : réactivé ». Déçue de nos résultats proche de -6 gouttes d’eau récupérées, nous nous creusons les méninges à comprendre les raisons de nos échecs et rectifier le tir. Heureusement, de nouvelles idées voient le jour. Nous cherchons le matériel, découpons, collons, brûlons. Et BIM repas de midi, ouille, le temps passe tellement vite par ici! 
L’après midi est consacrée aux courses et le soir, au repas.
Fières de nos objets conçus aujourd’hui, nous les installons dehors, à l’abri, attendant l’eau de rosée.

JEUDI 
Sentiment mitigé. 
:) de l’eau s’est posée sur nos structures. 
:( on n’arrive pas à récolter l’eau, soit à « drainer ».




Il est temps d’avoir une discussion avec Denis. Nous entamons alors un jeu de question-réponse et de longs regards silencieux (signifiant souvent que notre réponse n’est pas totalement juste). Ce n’est qu’après une heure de discussion, de la patience, de la patience, de la patience et encore de la patience de la part de Denis (MERCI), que nous arrivons à former une réponse : Lorsqu’un vent chaud souffle contre une montagne, l’air monte, passe (parfois) au-dessus de la montagne, l’air se refroidit et donc condense. OUF. Je ne serai jamais physicienne je pense.
Le reste de notre temps passe en cuisine. Il est déjà l’heure de souper. Feu. Rires. Amis. Dodo.


Plus sérieusement maintenant :


Grâce à la semaine passée à Chevetogne, nous avons pu profiter d’un environnement aux conditions naturelles, ce qui n’est pas toujours évident à trouver dans les grandes villes. Notamment la rosée du matin paraissait plus abondante, la présence de brume, le gel. Un peu par chance, les conditions climatiques ont été très diverses donc rendit possible l’observation des prototypes sous différentes atmosphères. 


Je pense que le fait d’avoir passé une semaine intensive ensemble nous a également permis d’obtenir une cohésion de groupe plus grande, avec davantage d’échanges et l’accroissement de notre curiosité envers les autres projets. J’avoue ne pas avoir connu tous les projets de l’atelier avant le grand départ, et pourtant j’en connais à présent tous les sujets. Les projets forment ainsi une grande source et cela est sans doute la force de cet atelier. 

Ce fut une semaine intense où l’on pouvait percevoir une motivation générale générée par l’investissement de chaque individu présent sur le terrain mais aussi par les échanges entre les groupes. Il y a eu une sorte de troc général que j’ai trouvé assez amusant, l’un demandant des ciseaux et l’autre empruntant des gobelets en plastique en contre partie. Les échanges ne restèrent pas cantonnées aux matériels, il y a eu des opinions, des réflexions, et parfois même des solutions communiquées entre nous. Ceux-ci rendirent possible la modification de son regard sur son propre projet. 

En ce qui concerne le projet personnel, dès la première journée nous avons été confrontés à de nombreux « échecs » amenant de nouvelles perspectives et dont les approches ont du parfois être rectifiées. Le fait de pouvoir réellement prendre le temps de décortiquer le problème, élément par élément, a été plus que bénéfique car nous rendait compte des phénomènes scientifiques cachés derrière certains résultats. 






Ensuite, le fait d’être plongée dans un environnement d’étude et de mise en pratique a clairement tonifié la productivité. Lorsqu’on met les prototypes fabriqués à Chevetogne les uns à coté des autres, l’évolution est notable. Les 5j/5, 24H/24, nous poussaient à persévérer dans nos recherches, sans oublier la dimension collective.  

Chaque jour nous permettant de rebondir sur le précédent. 










Sans oublier la partie moins académique du séjour !  Les rassemblements autour du feu de camp avec une excellente ambiance, une bière à la main et toujours de la bonne musique pour amuser la galerie. 

Le séjour s'est achevé sur de belles rencontres.